Hey Babes, j’espère que vous allez bien. Les billets se suivent, j’espère donc que vous avez lu le précédent et/ou que vous vous en souvenez 🙂 Bienvenue, installez-vous confortablement. Lisez, c’est gratuit !

Mi-Novembre 2021, je rentre du Cameroun, COMBLÉE ! Heureuse d’avoir pu passer autant de temps avec ma famille. Avec mon petit-frère. Pouvoir passer des journées entières à rire, à papoter, à les embrasser. Mais je rentre aussi triste de les avoir quittés.

Quelques jours après mon retour, je tombe malade … J’ai le COVID ! 2 ans à passer entre les mailles du filet et là Boom ! 10 jours enfermée et vraiment souffrante après avoir passé des mois à voir du monde, le confinement le retour. Mon médecin s’amuse à me dire que je souffre de détresse émotionnelle. Je pense pourtant qu’elle a une part de raison. L’euphorie redescend, je me suis sentie si seule après tous ces voyages. La solo vie je connais et je l’aime normalement. Mais pour la 1ère fois depuis que j’ai commencé à l’apprécier, je me sens vraiment seule. D’une solitude que je n’ai pas aimée.

Le temps aidant, je commence à aller mieux. Je finis par retrouver goût et odorat (ma hantise vraiment, quelle vie sans saveur !). Néanmoins, la fin de mon année 2021 elle, a un goût étrange. Heureuse d’avoir pu revoir du monde, de retrouver enfin un semblant de vie sociale, mais profondément triste et déprimée par ma vie. Enfin non, par UN élément de ma vie : mon travail.

Cela faisait en réalité des mois que je n’en pouvais plus. De l’extérieur, ça allait. J’arrivais à gérer devant mes collègues et ma hiérarchie. J’ai même eu une promotion pour finir Manager alors même que ce n’était pas un souhait de base. J’ai finalement bien aimé cette position pendant quelques mois. Puis qu’on se le dise, j’ai très bien gagné ma vie. Donc oui, en apparence tout allait. Mais au fond de moi c’était la cata ! Stress H24, coeur serré dès le matin à l’idée de savoir que je devais travailler à nouveau sur des tâches qui ne me plaisaient point. Puis, cette déchirure interne entre ce qu’on attend de nous et ce qu’on souhaite nous, ce qu’on est, finalement.

Sentiment bien connu pour ma part, mais à un autre niveau cette fois. C’en est devenu viscéral : je n’aime pas mon travail. Je le savais déjà mais là c’était trop, je n’y arrivais plus, et l’impact sur les autres domaines de ma vie commençait à être beaucoup trop important. Tu sais, quand t’en es arrivée au point où tu t’es perdue ! Tu as tellement fait des choses éloignées de qui tu es vraiment, que tu t’es déconnectée de toi. Ça en devenait physique, je ne pouvais plus, j’étais paralysée par le stress, je n’arrivais à rien faire, mes insomnies se répétaient, j’avais peur de mal faire, une peur de l’échec par manque d’envie. Après tous ces voyages et tout ce kiffe, me retrouver seule chez moi m’a permis de réfléchir davantage, et de me rendre compte que je devais partir, pour mon bien, pour ma santé mentale. Retrouver la joie, le sourire m’a fait comprendre que c’est vraiment ce que je voulais pour moi, ce que je méritais. J’ai fait une demande de rupture co à ma RH, en larmes ! Dieu merci elle a été acceptée. En Février, je quittais mon boulot, enfin …. Encore, oui !

Je dis « encore » parce-que les personnes qui me suivent depuis longtemps le savent : quand c’est trop, je n’hésite pas à partir. J’aimerais être de ces personnes qui s’en foutent. Qui n’ont pas besoin d’aimer un minimum leur travail pour bien le faire. Qui ne se questionnent pas au quotidien sur leur activité pro, qui « font », tout simplement. Mais souvenez-vous, j’en parlais dans le billet précédent : ÊTRE ! D’où le titre de ce billet : Être, plutôt que faire.

J’ai dû faire la paix avec qui je suis et qui je ne suis pas. J’ai appris à accepter que je ne rentre pas dans les cases. J’ai appris à accepter que j’ai besoin de sens. J’ai appris à accepter que j’ai besoin de vibrer pour exceller. J’ai appris à m’écouter, à comprendre ce que je recherche, à arrêter d’avancer en pilote auto. Je n’ai pas les réponses à tout et je continue d’apprendre. Aussi, j’ai appris à accepter d’être différente de ce que la société attend de moi. J’ai appris à être OK avec qui je suis. Alors, je ne dis pas que c’est forcément faisable aussi simplement pour tout le monde. Je suis privilégiée de ne pas avoir de « contraintes » particulières et de pouvoir prendre mes décisions sans attendre la permission ou sans devoir penser à qui que ce soit. Je suis également consciente que le monde dans lequel on vit peut parfois donner l’impression qu’on a énormément de choix, qu’on peut d’un coup changer sa vie et accéder à la réussite en un claquement de doigts, mais c’est faux ! C’est faux d’abord parce-que tout ce qui vaut vraiment la peine prend du temps à construire. Ensuite c’est faux parce-qu’on a toustes des réalités différentes, et on n’a pas toustes l’accès aux mêmes chances. Par contre, à mon niveau, je me dis toujours que je dois essayer.

Essayer de réfléchir autrement. Essayer de sortir d’une réalité que je connais par coeur afin de voir s’il n’y a pas autre chose en dehors. J’essaie de me souvenir qu’en réalité, rien n’est figé ! J’ai été 10 ans en couple et je pensais finir ma vie avec, et avoir une vie bien réalisée bien selon les codes sociaux, et pourtant je me suis séparée à 30 ans. J’ai appris à faire du vélo à l’âge adulte. Je connais des gens qui « réussissent » leur vie la quarantaine passée, d’autres qui la refont à 60 ans et je peux continuer ainsi longtemps. Rien n’est figé, tout peut changer.

Je sais que ça n’a pas l’air comme ça, mais je suis sortie de cette dernière expérience pro éreintée. Parce-que oui, ça épuise de se renier. Ça épuise de faire semblant pour fitter dans des cases, ça épuise de faire un travail qu’on n’aime pas en essayant de faire croire l’inverse, réellement, ça épuise de ne pas être SOI. Au-delà de l’épuisement, j’avais un manque de confiance en moi horrible ! Je sais que j’ai été moins performante sur mes dernières missions. Pas par incompétence, mais par flemme, et je m’en suis voulue. Manque de confiance en moi car j’étais complètement paumée. Soulagée d’avoir réussi à me sortir de cette atmosphère toxique (oui parce-que ma boîte l’était), mais paumée pour la suite. La fameuse interrogation : et maintenant ?

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